Vendredi 20 mai 2005

Toutes les informations sur cette journée sont détaillées sur le lien suivant:

 

 

Tap-Dance Day

Il y a une séance d'initiation à 17h et un Tap Jam à 19h. Soyez nombreux, moi j'y serai!!!

Par Rakoun - Publié dans : Evènements
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Jeudi 19 mai 2005

Une des choses dont on parle rarement dans le milieu de la danse c’est l’ambiance du vestiaire homme. Celle du Studio Harmonic le samedi soir était particulièrement bonne. En règle générale quand je quittais le cours de David je retrouvais Rachid, un professeur de danse très positif qui avait le look de Prince. Il avait un côté philosophe que j’appréciais beaucoup et connaissait très bien les petits magasins de Paris où l’on pouvait trouver des fringues à la mode ou encore des archives vidéos sur le break. Ensuite, parfois, il y avait un professeur de modern jazz dont je n’ai jamais su le nom et qui était visiblement anglais. Lui avait un humour bien british. Régulièrement Mouaze, le professeur de salsa portoricaine était présent. Il nous racontait souvent comment s’était dérouler son dernier cours et parlait beaucoup, avec humour, des femmes. A ceux là bien sûr s’ajoutaient tous les élèves qui terminaient à la même heure et qui venaient prendre leur douche ou tout simplement se changer. Je me rappelle d’un qui pratiquait la capoeira et qui n’appréciait pas mon déodorant. Lui, semblait aimer faire du bizness car je l’entendais souvent parler de vêtement de la marque Diesel qu’il avait en stock. L’ambiance était très chaleureuse. Cependant un personnage m’a marqué durant ces années au Studio Harmonic c’est le professeur guyanais de jazz rock Alex Benth. Son entrée au vestiaire était toujours remarquée car dès qu’il ouvrait la porte il nous gratifiait d’un tonitruent « Aaaaarg !!!! ». C’était vraiment un sacré personnage, il faut le voir pour le croire, mystérieux et extraverti à la fois ! Ces conversations dérivaient souvent sur le sexe et les femmes. J’aimais l’ambiance du vestiaire car chaque personnage avait quelque chose à m’apporter. Ils étaient tous très calés dans leur discipline et surtout passionnés par leur art. En plus de cela les blagues fusaient à volonté.

Le seul bémol c’est que tout ceci devait se terminer avec l’arrivée de Françoise, la gardienne du temple si on peut dire, qui venait nous sommer de nous presser car elle allait fermer. En général elle nous le disait avec une voie stridente sortie d’un film à suspense :

« Je ferme, alors dépêchez vous ???!!! »

Par Rakoun - Publié dans : tap-dance
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Jeudi 12 mai 2005

Depuis que j’étais arrivé à Paris et que j’avais commencé à prendre des cours de claquettes une question me trottait toujours à l’esprit, comment m’entraîner chez moi sans déranger les voisins. En effet je vivais dans un appartement au troisième étage et ma chambre était dotée d’un parquet, l’aubaine ! A Marseille je vivais dans un studio possédant un pseudo parquet. Je vivais au troisième étage mais il n’y avait personne au second. Du coup je pu m’entraîner très souvent sans avoir de remarques des voisins. Une fois seulement ma voisine de pallier frappa à ma porte pour me faire remarquer que j’avais oublié mes clés sur la serrure. Ce jour là, je m’entraînais. En fait, pour couvrir le son, je mettais des chaussettes autour de mes chaussures. Ca atténuait assez bien le son, mais ça glissait plus ce qui me permis d’acquérir en agilité d’ailleurs. Bref quand j’ouvris la porte j’avais mes chaussures de claquettes enrobées de chaussettes. Je m’arrangeai pour dissimuler mes pieds derrière la porte. C’était une femme d’un certain âge. Elle me remit mes clés en me disant que c’était dangereux d’oublier ses clés sur la porte, puis elle me demanda si c’était moi qui faisais des claquettes. Je lui répondis que oui puis je lui ai demandé si ça la dérangeait, elle me dit que non. Je pu donc continuer à m’entraîner à taper dans mon studio à Marseille.

A Paris c’était un peu plus compliqué. Déjà j’avais des voisins au dessus et en dessous. De plus mon parquet résonnait énormément. Pendant environ un mois je m’entraînais une fois par semaine en utilisant le même procédé qu’à Marseille. Malheureusement j’eu droit à des coups au plafond donnés par mon voisin du dessus. Ca m’a calmé pendant quelques semaines. En fait je répétais mes pas au boulot dans les toilettes. Ensuite, comme je sentais bien que je manquais d’entraînement je décidai de reprendre l’entraînement chez moi mais en mettant cette fois mes bottines de danse que j’utilisais pour la Salsa. Pendant plusieurs mois je n’eu aucune manifestation de la part de mes voisins. Un jour par contre mon voisin d’à coté hurla en lâchant à travers le mur un « C’est fini oui !!! ». Je ne connaissais pas ce dernier, mais depuis ce jour je ne faisais que marquer mes pas chez moi sans les frapper ce qui n’était vraiment pas le top pour progresser car il faut s’entendre pour savoir ce qu’on vaut.

Enfin bref je pense que c’est le problème de tout danseur de claquette amateur, avoir un endroit ou s’entraîner sans déranger personne. Si vous avez eu les mêmes problèmes n’hésitez pas à commenter cette article !

Par Rakoun - Publié dans : tap-dance
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Lundi 9 mai 2005

Les cours de claquettes au Studio Harmonic battaient leurs pleins. Un samedi du mois de mars, David nous annonça que le Studio Harmonic lui avait proposé de participer lui et ses élèves au spectacle de fin d’année qui se tiendrait au Petit théâtre de Paris. Il nous précisa que nous n’étions pas obligé de participer, il fit donc un petit vote à mains levées. Le résultat fut qu’à l’unanimité nous étions près à participer à ce spectacle même s’il ne nous restait que deux mois pour nous préparer car il devait avoir lieu fin juin. En effet David nous avança qu’on lui avait demandé de monter une chorégraphie d’environ trois minutes trente. Il nous précisa par ailleurs que vu le peu de temps dont on disposait, il nous faudrait sûrement venir répéter en semaine et peut-être le dimanche.

Cette annonce me ravit car faire des claquettes pour faire des claquettes n’était pas vraiment mon truc. Il y a un moment où, lorsqu’on apprend quelque chose, on a envie de montrer ce dont on est capable de faire, c’était mon cas. J’étais d’autant plus content que chez SwingTap il n’y avait plus de spectacle de fin d’année, mais juste une exhibition dans la rue le jour de la fête du quartier.

Je commençais déjà à rêver de ce spectacle. Qu’allait nous préparer David ? Allions nous faire de l’a capela ? En tout cas il fallait que je m’entraîne sérieusement pour bien exécuter certains pas très funky que je ne maîtrisais pas encore.

Par Rakoun - Publié dans : tap-dance
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Vendredi 29 avril 2005

Cela faisait quelques mois que je pratiquais les claquettes à la fois chez SwingTap avec Mr Cuno et au Studio Harmonic avec David Tchuang. J’avais laissé tombé le cours du mercredi à SwingTap car j’avais changé de mission et le trajet pour y aller était beaucoup trop long à mon grand désespoir. Je m’éclatais vraiment bien au cours de David. D’ailleurs c’était le seul cours ou j’avais pu sympathiser non seulement avec le professeur mais aussi avec les élèves.

 

Un jour, alors que j’arrivais dans la salle de cours comme à mon habitude tous les samedi après midi, je vis un grand noir en lieu et place de David Tchuang. Il devait approcher de la quarantaine, arborait un agréable sourire et avait un accent caractéristique des Antilles. Sur le coup je me suis dit « alow sé on Gwadloupéen u on Martinikè » (« alors c’est un Guadeloupéen ou un Martiniquais »). Après quelques minutes de réflexion je me suis souvenu que la semaine précédente, David nous avait dit qu’il ne serait pas là et qu’un certain Daniel Bermude, qui était en quelque sorte son maître, le remplacerait. Daniel nous demanda quel était le niveau du cours et nous lui répondîmes « Avancé ». Oui entre temps j’étais passé au cours avancé. Nous aurions mieux fait de nous taire en réalité. Le cours commença sur les chapeaux de roue avec une série de « toe, shuffle, toe, shuffle, toe, shuffle toe» sur une musique endiablée de James Brown. Daniel allait vraiment vite et j’avais parfois du mal à saisir tous ces pas. En effet parfois on entendait un son sans véritablement voir bouger ses pieds ? Son style était radicalement funky contrairement à celui de David qui semblait être déjà personnalisé. Ce cours me fit le même effet que mon premier cours avec David car il fallait que je m’adapte à la gestuel et aux mouvements de Daniel. Daniel était très méticuleux et pouvait nous faire recommencer plusieurs fois le même pas jusqu’à ce que cela lui plaise. Le cours pris fin avec une chorégraphie qui nous fit bien souffrir.

 

Plus tard j’appris que Daniel était de la Martinique et avait longtemps séjourné aux Etats-Unis. J’aimais bien son feeling et puis il me faisait penser au pays ce que j’appréciais beaucoup.

Par Rakoun - Publié dans : tap-dance
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