La semaine était passée et le samedi après midi arriva bien vite. Jétais arrivé un peu plus tôt que prévu au Studio Harmonic afin de prendre un ticket à lunité et me renseigner sur les conditions dinscription. A priori tout était informatisé, il fallait payer son adhésion pour lannée puis créditer sa carte. Ensuite dès quon avait besoin dun ticket pour assister à un cours, on passait la carte dans un lecteur afin de lancer limpression dun ticket. Lambiance du Studio Harmonic était excellente, javais limpression dêtre dans le film Fame. Il y avait des danseurs et des danseuses partout, certains en cours dautres se désaltérant autour dune table en prenant un café, un thé ou une boisson gazeuse. Bref lécole semblait avoir de la renommée.
Une fois mon ticket en main, je reçu la clé de mon vestiaire. Jallai donc me changer tout excité de pouvoir enfin assister à un cours de Funk. En arrivant dans le cours, David Tchuang, cétait son nom, terminait son cours débutant. Il semblait heureux de me voir, ce qui me rassura. Nous étions à peu près cinq ou six élèves dans le cours, principalement des filles comme dhabitude. Pour commencer, David mis un morceau de James Brown et commença à nous montrer un petit pas pour nous échauffer. Cétait fou, le pas que nous exécution navait rien de compliquer mais la rythmique sur laquelle nous lexécution lui donnait une autre dimension. David avait plein dénergie et vivait sa musique quand il dansait. Tout le cours ne fut quénergie et rythme. Jaimais bien sa façon de bouger très inspiré de la danse Hip-Hop. Cétait vraiment une découverte pour moi. A la fin du cours nous fîmes une petite chorégraphie toujours sur de la musique funky. La seule difficulté pour moi était dentrer dans cette nouvelle rythmique et surtout dadopter la gestuelle de David qui navait rien à voir avec la gestuelle très moderne jazz que javais hérité de Laurent.
Le cours se termina trop vite pour moi. Les élèves du cours avancé arrivaient. Je restai un instant pour les regarder. Il était évident que je pourrais faire ce cours bientôt mais avant il fallait que je me fonde dans le Funk.
Par Rakoun
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Voilà, une année sétait écoulée depuis mon arrivée à Paris. Parallèlement à mes cours de claquettes à SwingTap je prenais des cours de salsa cubaine chez Dos con Dos dans les locaux de La Cigale. Etant donné que je sentais que la salsa portoricaine prenait de plus en plus dampleur sur la scène parisienne, javais décidé de my mettre en ce début dannée. A lépoque, jallais souvent danser la Salsa à la flèche dor café le dimanche après midi. Ce nétait pas trop cher et il y avait toujours un orchestre invité. Cest là que jai rencontré Sophie, une aficionada de la Salsa. Le courant est passé très vite et après avoir fait une danse nous fîmes connaissance. Comme elle était intéressée par la salsa portoricaine, elle me proposa daller tester les cours de porto un samedi après midi.
Deux semaines plus tard nous nous contactâmes pour statuer du samedi. Le jour J arriva. Je devais attendre Sophie dans le quartier du Châtelet. Elle devait dabord aller visiter une galerie dart où exposait un ami à elle à la rue Quincampoix. Je lai donc accompagnée à cette exposition qui était somme toute pas mal du tout pour quelquun qui nétait pas peintre professionnel. Après nous sommes allés tester nos cours de Salsa portoricaine.
Le premier que nous avons testé était celui de Wilson Sither. Durant ce cours nous fîmes des shines (jeux de pieds) et de la danse en couple. Le cours était très bien mené et le professeur très technique, mais nous trouvions le prix légèrement prohibitif. Bref nous nallions sûrement pas prendre une carte ici. Ensuite, Sophie me proposa daller voir sil ny avait pas de cours de porto au Latina. Lorsque nous y arrivâmes il y avait un cours de Tango. Nous fûmes très bien accueilli par le responsable qui narrêta pas de nous inciter à nous mettre au Tango. Malheureusement il ny avait pas de cours de salsa portoricaine au Latina. Après nous nous décidâmes à aller tester les cours de la référence en matière de salsa portoricaine sur Paris, lécole Salsabor. Leurs cours se tenaient dans les locaux du Studio Harmonic.
En entrant dans les locaux du Studio Harmonic, mes oreilles ne purent sempêcher de remarquer des tap de claquettes. Il fallait que jaille voir ça, car ça tapait très funk. Cest ainsi que jabandonnai Sophie temporairement, qui se faisait draguer, pour descendre à létage inférieur doù provenaient ces sons. Je restai là quelques minutes à regarder le cours. Le prof qui remarqua ma présence vint me voir et nous avons entamé une conversation à propos des claquettes. Je lui dis comment jétais content de trouver un cours qui enseignait le style funk, cher à Savion Glover. Il esquissa un sourire puis me demanda combien dannée de claquettes javais. Je lui répondis que jen faisais depuis quatre ans. Il me répondit « bah ça va alors, tu dois avoir un bon niveau ». Il était clair pour moi que la semaine daprès je serai à son cours pour lessayer. En remontant Sophie mattendait lair un peu mécontente de lavoir laissé comme ça. Elle navait pas testé de cours car une journée porte ouverte était prévue. Elle voulait tout de même tester un dernier cours dispensé dans un gymnase club. En arrivant là-bas, nous avons laissé tombé car le professeur de Salsa en mini short ne nous disait rien de bon.
Par Rakoun
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Cela faisait quelque temps que jallais aux cours de Mr Cuno. Comme je lai déjà mentionné, Mr Cuno avait un malin plaisir à taquiner ses élèves. Parfois je dois avouer quil était plus que lourd. Parmi toutes ses moqueries, une sortait du lot. Lors dun cours, mais je pourrai dire lors dun cours sur deux, il y avait toujours une question. Mr Cuno qualifiait certaines questions de « Question blonde ». Généralement cette question arrivait lorsquun ensemble délèves narrivait pas à accomplir un pas. Si par malheur, dans cet ensemble il y avait une blonde, Mr Cuno venait auprès delle et annonçait « Cest lheure de la question blonde ». Il pouvait alors enchaîner avec une question du style « Combien il y a-t-il de hop dans un shuffle ? ». Bien sûr, si vous êtes tap-dancer vous aurez bien compris que cest une boutade car il ny a aucun hop dans un shuffle.
Bizarrement, un jour jeu droit à la question blonde
tchiiip !
Par Rakoun
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Pendant quelques semaines je me suis contenté du cours du jeudi soir mais il ne me suffisait pas. Jai commencé alors à envisager daller au cours de 12h30 du mercredi même si je bossais. Cest alors que jai étudié de près les horaires de la RATP. Léquation était simple. Javais droit à une heure pour manger et le cours durait une heure et trente minutes. Le trajet de mon lieu de travail à SwingTap était dune demie heure environ. Concrètement si je tenais à participer à ce cours il faudrait que je mabsente une heure trente de plus que ce que lon mautorisait. Il y avait donc un risque que ma supérieure saperçoive de mon absence. Cependant ce risque était faible car nous ne travaillions pas dans le même bureau et les deux personnes qui étaient dans le même bureau que moi travaillaient sur dautres projets. Jai donc décidé de prendre ce risque dautant plus quil métait tout à fait permis de quitter le boulot plus tard ce jour là. Donc au final tout le monde serait content.
Cest ainsi que le mercredi suivant je vins au boulot avec mon sac de sport rempli de mes affaires de claquettes. Personne ny fit attention. Javais décidé que je quitterai le bureau à 11h30. A lheure dite je partis et pris le métro pour aller à SwingTap. Ca faisait du bien de se balader à Paris entre midi et deux, je nen avais jamais eu loccasion depuis mon arrivée. Je voyais dautre types de personnes que ceux dont javais lhabitude de voir à huit heure du matin et à sept heure du soir. En arrivant à lécole, le cours précédant se terminait. Je montai vite me changer. Comme il ny avait pas grand monde à cette heure ci je pu ranger tranquillement mes vêtements. En descendant je vis quil ny avait que trois élèves, trois femmes pour être précis. Mr Cuno commença sont cours comme à son habitude par une série dexercices. Lambiance était chaleureuse, cétait presque un cours particulier. Mr Cuno était de bien meilleure humeur à ce cours, ce qui était tout à notre avantage. Par rapport au cours du jeudi, ce cours était plus physique. Par ailleurs la chorégraphie quon faisait était excellente. Elle était très rythmique, le cours en lui-même était très rythmique. A la fin du cours jétais en sieur.
Je regardai ma montre il était déjà 14h ! Il fallait que je fasse vite pour au moins rentrer au boulot à 14h30. Sur le chemin du retour je pris un sandwich et une boisson que je dévorai. Une fois dans les locaux de mon lieu de travail, comme je navais pas pris de douche je continuai toujours à suer. Cétait vraiment le seul inconvénient, labsence de douche, mais bon me suis-je dit, « la prochaine fois jutiliserai le lavabo ». Jarrivai au bureau un peu après 14h30 (je pris le temps de sécher), mes collègues étaient déjà rentrés et ne me firent aucune remarque. Cétait donc entendu, je continuerai à faire du Tap-Dance le Mercredi !
Par Rakoun
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Plus connu sous le nom de "International Tap-Dance day", la journée mondiale des claquettes verra pour la première fois le CND (Centre National de Danse) y participer. Au cours de la journée mondiale des claquettes des danseurs dans le monde entier célèbrent le jour anniversaire de la naissance de Bill Bojangles Robinson, le grand danseur de claquettes depuis 1991.
Pour ma part j'y serai sûrement et j'espère faire un compte rendu à ceux qui ne pourront y être.
Des informations supplémentaires, comme le programme de cette journée, seront bientôt disponible sur le site du CND.
Sites:
- www.enac.asso.fr
- www.cnd.fr
Par Rakoun
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