Ce blog a pour vocation de parler de tout ce qui touche de près ou de loin aux claquettes en France et dans les Dom-Tom.
Nous étions en plein mois dAoût, il faisait très chaud à Marseille et les vacances battaient leur plein. Alors que jétais chez moi, je reçu un coup de fil de Pierre où il me disait quun de ses potes lui avait parlé de quelquun qui cherchait des danseurs noirs sachant faire des claquettes dans le but de monter une troupe. Bien que javais dautres préoccupations jai accepté daccompagner Pierre à cette audition car je savais quil avait tout plaqué pour se consacrer à la danse.
Le lieu de laudition se situait dans lenceinte même dune école de comédie musicale située en plein Marseille. En arrivant avec Pierre, japerçu dans un coin du hall dentrée un homme assis derrière un comptoir qui se faisait un thé. Pierre me dit quil sagissait de Gréco, le responsable de lécole mais aussi celui qui avait le projet de monter la troupe. Très vite Gréco entama la conversation avec Pierre. Il était très dynamique et parlait fort, un vrai meneur dhomme me suis-je dit. Alors quil discutait avec Pierre jai remarqué quil tapait étant assis. Vu les rythmiques quil faisait je compris que la répétition nallait pas être dans le style enseigné par Laurent. Gréco nous invita à venir dans une salle pour auditionner. Pierre était super stressé alors que moi jétais cool.
Tout dabord il nous demanda si nous avions un truc à lui montrer. Pierre et moi nous sommes regardés quelques instants puis nous lui avons dit que non (Pierre avait du sentir comme moi quexécuter une chorégraphie de Laurent ne passerait pas). Comme Gréco senti que nous étions un peu désappointés face à sa première requête il nous invita à le suivre dans une série dexercice de claquettes quil exécuterait. Cétait clair, ce quil faisait navait rien à voir avec le style de Laurent, primo il dansait sur du funk, deuzio il sagissait essentiellement de rythmique. Nous nous en sommes bien sortis tout de même. De toute évidence Gréco voulait juste savoir si nous savions faire des claquettes. Après ça, je pensais que cétait fini. Ce nétait pas le cas, ensuite Gréco nous dit quil allait nous faire auditionner sur du modern jazz. Je regardais Pierre pantois. Il ne mavait pas dit quil y aurait eu une audition sur du modern jazz donc jai refusé de la faire. Gréco montra ce quil voulait que Pierre fasse puis ce dernier sexécuta tant bien que mal (Pierre avait pris des cours de modern jazz cette année là). Laudition terminée, Gréco nous dit quil devait voir quelques autres danseurs et quil nous appellerait pour nous dire si nous étions pris ou pas.
Quelques semaines plus tard Pierre mappela pour me dire quil avait été pris mais pas moi. Il avait rendez-vous avec Gréco dans laprès midi et me proposa de venir avec lui. Gréco expliqua à Pierre ses projets et le rassura quant au contrat de travail. Puis il mexpliqua quil ne mavait pas pris parce que javais un boulot et que je ne lui avais pas donné limpression de vouloir le quitter, chose que je reconnaissais. Jétais un peu déçu même si je ne me sentais pas prêt à tout quitter pour la danse. Et puis je savais bien quavec son nouveau boulot mes escapades avec Pierre allaient prendre fin.